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Secteur du Lavoëx. Situation des trois sondages réalisés en 2011
 
Secteur du Lavoëx. Visite des fouilles à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine
 
Secteur du Lavoëx. Puits en cours de dégagement
 
Secteur du Lavoëx. Détail du médaillon central de la mosaïque partiellement dégagée en 2011
 
Insula 17. Vue plongeante sur la fouille
 
Insula 17. Peinture murale mise au jour en 2011
 
Quartier au nord de l'insula 6. Vue d’ensemble du chantier en bordure des halles en rénovation
 
Quartier au nord de l'insula 6. Extrait du plan archéologique d’Avenches avec situation du secteur fouillé en 2011
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Quartier au nord de l'insula 6. Délimitée par des parois à élévation en terre et en bois, cette grande pièce était dotée d’un sol de terrazzo sur lequel reposaient des aménagements de tegulae, dont un foyer
 
 

ACTUALITES

Eté / automne 2011
Secteur du Lavoëx (théâtre)

A l’occasion de l’édition 2011 des Journées Européennes du Patrimoine, dont le thème était cette année «un monde sous nos pieds», les archéologues de la Fondation Pro Aventico ont entrepris au lieu-dit Le Lavoëx, une opération de prospection en sondages visant à élargir notre connaissance de l’occupation de ce secteur excentré de la ville romaine où d’importantes découvertes avaient été faites dans un passé récent.
C’est au sud du vaste complexe religieux du Lavoëx, qu’ont eu lieu les recherches de cette année. Dans cette parcelle où seule une mosaïque avait été vue au 19e siècle, trois tranchées parallèles larges d’env. 2 m ont ainsi été ouvertes sur une longueur de 30 à 50 m, perpendiculairement à la chaussée courant le long du mur d’enclos voisin.
A l’issue de ces investigations qui auront duré cinq semaines, il apparaît que des vestiges de constructions maçonnées sont présents d’une extrémité à l’autre de la parcelle sondée, soit sur une centaine de mètres au moins le long de la chaussée menant au théâtre. Faute de fouille en extension, la fonction et l’agencement de ces constructions, entre lesquelles s’intercalent peut-être des surfaces non bâties, ne nous sont pas connus. Etablies en bordure de rue ou à quelques mètres de celle-ci, elles ne semblent toutefois se développer que sur 10 à 15 mètres en direction du coteau qui les domine.
La mise en œuvre de sols de béton (terrazzo) et la présence d’une pièce chauffée dans deux des secteurs de fouille sont les signes d’un certain niveau de confort, l’un des bâtiments abritant même une mosaïque -sans doute celle dont il est fait mention en 1888 - d’un genre tout à fait particulier.
Les vestiges dégagés présentent en outre les signes clairs d’une réoccupation à époque tardive (implantation de poteaux dans les sols, reprise des maçonneries, réaménagements sommaires à même les sols) qui pourraient remonter à la période de déclin de la ville dans la seconde moitié du 3e siècle ap. J.-C., phase au cours de laquelle ce secteur connaît semble-t-il une grande activité, le théâtre étant lui-même provisoirement transformé en refuge fortifié.
Ces constructions sont-elles d’une manière ou d’une autre liées au sanctuaire qui leur fait face? Quelle est leur relation avec le théâtre voisin? S’agit-il de simples habitations? Seules des fouilles en extension permettraient de répondre, en partie du moins, à ces nombreuses questions.


Eté 2011
Insula 17

Le projet d’agrandissement d’un immeuble situé sur la Route de Berne, à côté de la station-service Agrola, a entraîné l’ouverture de plusieurs tranchées. Ces travaux furent l’occasion d’explorer la frange orientale d’un quartier de la ville romaine qui restait jusqu’alors vierge de toute intervention archéologique.
Quoique relativement restreinte, la fouille a permis d’observer la voie qui sépare l’insula 17 de l’insula 18. Cette rue, d’orientation nord-sud, atteint une épaisseur de plus de 1,40 m. Elle témoigne de multiples rehaussements, dus non seulement à son entretien constant, mais aussi aux travaux réguliers d’aménagement et d’agrandissement des bâtiments qui la bordent.
Pas moins de quatre états successifs d’occupation, caractérisés par des phases de transformation, de nivellement ou de reconstruction ont pu en effet, être mis en évidence. Un portique sur lequel s’ouvrent une série de pièces, dont certaines pouvaient être directement accessibles depuis l’extérieur, longe la rue à l’ouest. La plupart de ces pièces sont dotées de sols en béton (terrazzi) de très belle facture, superposés parfois les uns aux autres. Un grand foyer formé de quatre tegulae a également été aménagé au cours de la phase la plus récente. De plus, une canalisation constituée de tegulae et d’une couverture de grandes dalles de calcaire traverse le sous-sol du bâtiment, permettant ainsi d’évacuer les eaux dans un fossé qui longeait la chaussée. Enfin, la découverte, dans un épais remblai, d’un ensemble considérable de peintures murales laisse envisager la présence d’une pièce assez richement décorée à proximité.
En raison de la fenêtre d’observation très restreinte, tout comme de l’absence de mobilier caractéristique, la fonction de ce nouveau bâtiment reste pour l’instant difficile à préciser.


Hiver / printemps 2011
Quartier au nord de l'insula 6

La création d’une chaussée dans le cadre de la transformation d’un site industriel a récemment impliqué une campagne de fouille intra muros de plusieurs semaines dans une zone d’occupation comprise entre le mur d’enceinte et les quartiers réguliers de la ville romaine.

Dès le début des travaux, qui ont porté sur une surface de près de 700 m2, des vestiges maçonnés sont apparus à une trentaine de centimètres seulement sous le niveau du terrain actuel.
Il s’agit d’un ensemble de bâtiments qui s’agencent de part et d’autre d’un couloir reliant une avant-cour donnant sur la rue, et, à l’arrière, un jardin dans lequel se trouvait un puits de pierres sèches.
Les pièces, dont l’une était dotée d’un système de chauffage par le sol, étaient délimitées par de larges murs profondément fondés mais aussi par des séparations plus légères, caractéristiques d’une architecture dite mixte, où l’élévation des parois en terre sur une armature de bois reposait sur des soubassements maçonnés. Les traces de cloisons plus anciennes montées sur de simples alignements de pierres ont également été repérées par endroits.
La fouille des niveaux de démolition de ces habitations a notamment livré de nombreux fragments de revêtement mural peint.
La chronologie de ces constructions réaménagées à plusieurs reprises à partir du début du 1er siècle de notre ère, reste encore à préciser.



Parmi le mobilier récolté figure une pièce de jeu en os en forme de lapin dont la face arrière est gravée du chiffre XII, marqué de rouge.

 
           
 
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